Revue de presse AFDOC Meuse
Ami' cœur Octobre 2023

Le rameur : un appareil complet

D'après Alexandra Bresson dans un article du journal « Fémina » du 13/10/2023
Des conclusions publiées dans la revue « The Conversation » portent sur le rameur d'appartement dit aussi ergomètre. [] qui simule les mouvements de l'aviron.
Vélo, rameur, tapis de course ….. lequel convient le mieux et permet de se dépenser au mieux ?

L’exercice « cardio », abréviation d'exercice cardiovasculaire, fait référence à toute forme d'activité physique rythmée qui augmente la fréquence cardiaque et la respiration afin que le cœur et les poumons puissent fournir de l'oxygène aux muscles qui travaillent.......
Chez soi ou en groupe, le tapis roulant, le vélo stationnaire et le rameur …....
Quels muscles sont sollicités quand on fait du rameur?
Le rameur est présenté comme un appareil complet qui stimule le système cardiovasculaire et pulmonaire, et améliore la tonicité des muscles de l’ensemble du corps de façon harmonieuse.  
Contrairement aux idées reçues, cet appareil ne fait pas que travailler le haut du corps mais sollicite aussi les muscles du tronc et des jambes notamment grâce à une grande amplitude de mouvement.
« Si vous souhaitez obtenir le meilleur entraînement cardio en un minimum de temps, le rameur pourrait être fait pour vous. », précisent les experts. « ...l'énergie dépensée en ramant est comparable à celle de la course à pied et supérieure à celle du cyclisme. », ajoutent-ils.
 Et comme l’affirme l’IRBMS* à ce sujet, le rameur pratiqué dans un but d’activité physique n’inflige pas de grosses contraintes articulaires puisque la personne est assise sur un siège coulissant. Il s’agit donc d’une activité dite « portée »..... la coordination et l’équilibre ne sont pas en reste...

Rejoignez les ateliers-rencontres « autour de l'ergomètre » encadrés par un enseignant diplômé Activités Physiques Adaptées pour une bonne santé cardio-vasculaire !!!!!

Nouveau : Le défibrillateur implantable

D'après APODEC repris par France Asso Santé du 19/07/2023

 APODEC : L’Association des Porteurs de Dispositifs Electriques Cardiaques
Par Jean-Luc Hamelin, président d’APODEC.


Ils sont, en France, 80 000 porteurs de défibrillateurs et 800 000 porteurs de stimulateurs cardiaques (ou pacemakers).
L’association  créée en 2000 espère porter ses efforts plus loin grâce à la force du réseau de France Assos Santé.
Une association de patients pionnière sur le sujet du défibrillateur implantable :
Soutien aux malades  implantés, les informer et faire valoir les droits des personnes ayant reçu un défibrillateur implantable, en 2019,  accueil  des porteurs de stimulateurs cardiaques (plus connus sous le nom de pacemakers).
Depuis la création de l’association, il y a eu environ 3 500 adhérents porteurs. Aujourd’hui, environ 700 personnes implantées sont à jour de leur cotisation.
Mais à quoi sert et comment fonctionne un dispositif électrique cardiaque implantable ?
Le premier stimulateur cardiaque – ou pacemaker – a été implanté en 1958, il permet  d’envoyer des impulsions électriques pour accélérer les pulsations d’un cœur qui bat trop lentement.
Un défibrillateur cardiaque implantable permet de réguler divers types d’arythmie selon que le cœur bat, tantôt trop lentement, tantôt trop vite afin d' éviter un risque de mort subite. Il permet une fonction de stimulation, identique à un stimulateur cardiaque et une fonction de défibrillation lorsque le cœur présente une accélération dangereuse du rythme cardiaque (on parle de fibrillation). Il génère alors une secousse électrique qui va ramener le cœur à un rythme normal. C’est le même principe qu’avec un défibrillateur externe (appareils que l’on utilise  à l’hôpital ou que l’on voit  dans les films et qui envoient une impressionnante décharge électrique).
La secousse dure 2 ou 3 secondes et n’entraine pas de douleurs résiduelles. Il n’y a pas d’avertissement  car elle se produit dans les 9 à 13 secondes après un niveau d’arythmie critique.
L’appareil sait faire la différence entre une augmentation d’un rythme cardiaque normale qui serait due à un effort physique ou une augmentation due à une anomalie cardiaque.
Certains patients, selon leur pathologie, auront davantage de secousses électriques que d’autres.  Il est nécessaire de remplacer l’appareil, en moyenne tous les 7 ans pour un défibrillateur, et tous les 10 à 12 ans pour un stimulateur.
Les combats de l’association : continuer à faire évoluer pour améliorer la qualité de vie et la prise en charge des porteurs de dispositifs électriques cardiaques.
* Le permis de conduire fait partie des grandes actions de l’association.  Il a été maintenu pour les porteurs de dispositifs électriques cardiaques, à l’exception des chauffeurs de poids lourds, des conducteurs de transports en commun …. . Selon Jean-Luc Hamelin : « Il est ridicule d’empêcher un chauffeur routier de faire son métier... »
* La prise en charge des dispositifs implantables par la sécurité sociale : « En 2000, lorsque l’association est née, les pacemakers étaient déjà remboursés par la sécurité sociale,  les défibrillateurs ne l’étaient pas. C'est en 2005 que l’association a enfin réussi que les défibrillateurs soient pris en charge par l’Assurance maladie. ».
*  Remboursement de la télécardiologie, un système de surveillance à distance qui permet d’anticiper des déclenchements intempestifs du dispositif ou une aggravation de la maladie. «  Nous nous sommes beaucoup battus pour la prise en charge pour tous les malades de la télésurveillance. Cela semblait être possible mais l’état pourrait revenir un peu en arrière et ne vouloir le rembourser qu’aux seuls malades pris en charge au titre d’une ALD, ce qui n’est pas le cas de tous les porteurs. », explique Jean-Luc Hamelin.
*  l’assurance bancaire : point de mobilisation fort pour APODEC. Les patients implantés se voient souvent, soit refuser des prêts bancaires, soit soumises à des conditions tarifaires inacceptables. « C’est d’autant plus incohérent qu’un patient porteur d’un dispositif a un suivi médical pluriannuel et présente finalement moins de risques qu’une personne avec des problèmes cardiaques qui l’ignore ou ne se soigne pas. », souligne le président de l’association.
* Soutien psychologique pour les malades implantés qui le souhaitent et organisation et  prise en charge d’une rééducation cardiaque à la suite de l’implantation d’un dispositif. « Lorsque l’on sort de l’intervention, les médecins disent simplement aux malades qu’ils peuvent vivre comme avant, qu’il n’y a rien de particulier à faire. Pour autant, il faut du temps aux personnes implantées pour ne plus avoir peur de faire des efforts, de sentir leur cœur s’accélérer, de craindre la survenue d’une secousse électrique. Ces patients pourraient avoir besoin d’un soutien pour apprendre à vivre avec l’appareil. », explique Jean-Luc Hamelin. Il ajoute qu’à ce jour, il n’existe pas de programme d’éducation thérapeutique du patient pour les porteurs de dispositifs cardiaques et qu’APODEC travaille justement sur la mise en œuvre d’un tel programme avec l’aide de Cardiogen, la filière nationale de santé des maladies cardiaques héréditaires ou rares.
APODEC et la démocratie en santé
« Avoir rejoint France Assos Santé est une belle étape pour notre association et nous espérons pouvoir travailler en partenariat avec les autres membres, sur les sujets de droits en santé qui nous préoccupent tant. Certains de nos adhérents sont déjà représentants des usagers et siègent dans des établissements de santé. Nous pourrions également nous mobiliser sur d’autres types de mandats. » souligne Jean-Luc Hamelin.
 « Il est très important de rencontrer des médecins, des fabricants, d’être informés sur toutes leurs actualités, de créer des alliances plutôt que des méfiances. En effet, il peut malheureusement arriver, extrêmement rarement, qu’il y ait des défaillances liées aux dispositifs, et les médecins, tout comme les fabricants de dispositifs, craignent que nous nous retournions contre eux. Tous, malheureusement, ne voient pas toujours les associations de malades d’un bon œil, alors qu’il est essentiel de travailler ensemble. », conclut le président d’APODEC.

Cartographie du cœur, nouvelle génération

CHRU de Nancy, Novembre 2020
Le CHRU de Nancy est le seul centre en France sélectionné pour tester une toute nouvelle génération de cartographie tridimensionnelle.
Ce choix confirme l’expertise et la notoriété de la cardiologie nancéenne qui s’appuie sur un trinôme essentiel : médecin, ingénieur et infirmier formés aux innovations les plus pointues dans la spécialité.



L’équipe d’électrophysiologie (Pr Christian de Chillou) a réalisé avec succès la cryoablation d’un foyer de cellules anormales chez une patiente souffrant d’arythmie, grâce à l’image 3D en très haute précision de son ventricule.
Plus précis et fiable, le dispositif compense mieux les éventuels mouvements lors des interventions toujours réalisées sous anesthésie locale. Sa polyvalence permet de le combiner à d’autres techniques pour la destruction des arythmies.

Améliorer son sommeil peut protéger sa santé cardiovasculaire

D'après INSERM Santé publique 20 Oct 2023
Risque d’accidents cardiovasculaires en lien avec cinq composantes du sommeil.

Apnées, déficit de sommeil, ou encore insomnie sont liés à un risque accru de maladies ou d’accidents cardiovasculaires.  « Habituellement, les études se focalisent sur une seule dimension du sommeil, majoritairement la durée du sommeil ou la présence d’apnée du sommeil, or un bon sommeil ou un sommeil sain englobe plusieurs dimensions », clarifie Aboubakari Nambiema, premier auteur de ce travail et chercheur postdoctoral à l’Inserm.
Une nouvelle étude parue dans l’European Heart Journal va beaucoup plus loin dans l’exploration de cette association. Elle a étudié le risque d’accidents cardiovasculaires (syndrome coronaire aigu ou accident vasculaire cérébral) en lien avec cinq composantes du sommeil : la durée de sommeil chaque nuit, le chronotype (être du matin ou du soir), la fréquence des insomnies, des somnolences diurnes excessives et les apnées du sommeil.

Menée par l’équipe de Jean-Philippe Empana, directeur de recherche Inserm, au sein du Centre de recherche cardiovasculaire à Paris (Inserm/Université Paris Cité), en collaboration avec le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV, Lausanne), cette étude montre que cinq composantes du sommeil pèsent un poids quasiment équivalent dans l’association avec le risque d’accidents coronariens et d’accidents vasculaires cérébraux ;
Les chercheurs et chercheuses ont intégré ces cinq dimensions dans un score unique afin de rendre compte de la nature multifactorielle du sommeil. Chacune d’elle est évaluée grâce à un questionnaire spécifique validé par la communauté scientifique et adapté aux études de grande taille (Pittsburgh sleep quality index-PSQI, Berlin questionnaire ou encore Epworth Sleepiness Scale) et compte pour 1 point lorsqu’il est optimal ou 0 point dans le cas contraire. Le score global varie ainsi de 0 (plus mauvais score) à 5 (score optimal correspondant à : 7 à 8 heures de sommeil par nuit, être du matin, ne pas avoir d’insomnies, d’apnées ni de somnolence excessive en journée).Ce score a été utilisé dans deux enquêtes de population destinées à étudier les déterminants de la santé cardiovasculaire.

L’une a été menée à Paris et a inclus 10 157 adultes de 50 à 75 ans (Étude prospective parisienne n° 3, EPP3). L’autre a été menée en Suisse à Lausanne et a réuni 6 733 participants de plus de 35 ans via l’étude CoLaus|PsyCoLaus du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV). Le score a été calculé à l’inclusion puis deux à cinq ans après. La survenue d’évènements cardiovasculaires a ensuite été surveillée pendant 8 à 10 ans environ. « L’utilisation d’un score composite pour étudier les habitudes de sommeil avait déjà été expérimentée par le passé mais c’est la première fois à notre connaissance qu’une étude s’intéresse à son évolution dans le temps et son association potentielle avec les maladies cardiovasculaires », explique Jean-Philippe Empana.

En combinant les données des deux enquêtes, une première analyse confirme que plus le score initial (à l’entrée dans l’étude) est élevé, plus le risque d’accident cardiovasculaire est faible. Par rapport aux personnes qui ont un score de 0-1 (10 % des participants), le risque de pathologies cardiovasculaires est réduit de 10 % pour les participants qui ont un score de 2 (21 % des participants), 19 % pour ceux qui ont un score de 3 (32 % soit la majorité des participants), 38 % pour un score de 4 (27 % des participants) et 63 % pour ceux qui ont le meilleur score de 5 (10 % des participants). « Autrement dit, près de 60 % des accidents cardiovasculaires pourraient potentiellement être évités si les individus présentaient tous un score optimal de sommeil (score de 5), soulignant ainsi les implications potentielles de santé publique des résultats », clarifie Jean-Philippe Empana.

Une seconde analyse portant pour la première fois sur l’évolution du score de sommeil au cours du temps montre que le sommeil s’est amélioré chez 8 % des participants, détérioré chez 11 % et est resté stable chez la majorité des participants (2/3 d’entre eux sont restés avec un score égal ou supérieur à 3). Point important, ces changements sont associés à la survenue de pathologies cardiovasculaires. En particulier, ce risque a diminué de 16 % pour chaque point de score gagné au cours du temps, quelle que soit la composante du score qui a été améliorée. « Chacune semble avoir autant d’importance que les autres », précise Aboubakari Nambiema.

Les chercheurs et chercheuses espèrent maintenant que les professionnels de santé et la population générale se saisiront de cet outil : « la facilité et la rapidité d’utilisation des questionnaires ainsi que la simplicité du calcul du score de sommeil devraient favoriser leur compréhension et une bonne adhésion », prévoient-ils.